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4 mai 2014 7 04 /05 /mai /2014 01:50

- Salut

 

- Bien dormi ?

 

- Non, j'ai fait un cauchemar. J'avais dix doigts autour de mon cou, et ils serraient l'un après l'autre.

 

- Ben c'est pas grave, c'est qu'un cauchemar…

 

- Eh oui, mais le pire, c'est qu'ils discutaient entre eux

 

- Ah oui, et… ils disaient quoi ?

 

- Y en a un qui demandait à l'autre si il avait faim. Et l'autre lui a répondu qu'il mangerait bien quelque chose, comme ça, sur le pouce…

 

Un autre doigt a dit que si il avait été majeur, il se serait bien fourré dans le pot de confiture, mais il y en avait toujours quatre autres autour pour l'en empêcher. Puis le plus petit de tous a dit que c'était lui qui avait cafeté, rien que pour emmerder le monde. Il savait tout, le petit doigt… une sacré pipelette, celui la… D'ailleurs, on lui a dit que si il ne se taisait pas, on allait le mettre à l'index… le quatrième, lui, il chantait tout le temps… il disait que bientôt, on lui passerait la bague… les autres lui ont demandé si il avait prévu de faire un casse, il a répondu que c'était un mariage… et que si les autres voulaient être témoins, ils seraient les bienvenus à la noce… quand ils lui ont demandé avec qui il se mariait, il a répondu que l'élue de son cœur s'appelait Anne Hulaire… je sais pas pourquoi, mais à ce moment là, ils se sont tous mis à rigoler, et ils ont serré mon cou….

 

Puis je me suis réveillée, j'étais tout en sueur…

 

- Et tes doigts, ils allaient bien ?

 

- Oui, mais ils ont insisté pour que j'aille poster cette histoire sur un site d'histoires à dormir debout….

 

- Et tu vas le faire ?

 

- Au début je voulais pas, mais ce sont les lunettes qui ont insisté….. elles m'ont dit que si je ne le faisais pas, elles iraient faire un plongeon avec les doigts dans le pot de confiture…

 

- Alors tu comprends, je n'ai pas insisté, j'ai cédé…. Ils sont tellement solidaires, entre eux ….

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15 juin 2009 1 15 /06 /juin /2009 19:34

 

PAS SI MOU QUE ÇA !!!!!!

 

le zodiaque des mollusques... j'en avais assez de lire des absurdités dans les portraits de nos zodiaques, alors, j'ai crée mes propres délires... choisissez votre portrait, et vous saurez de quel animal vous êtes le plus proche !!!!! (ou vice versa !)

 

POULPE : Il est enjôleur, espiègle, joueur et sacrément attachant. Si vous n'y prenez garde, il a vite fait de vous faire prisonnier dans ses tentacules, et de vous y garder, bien au chaud...il vous manipulera comme son jouet jusqu'à ce que vous ne lui serviez plus à rien ! mais il est sympa !!!!

 

OURSIN : l'oursin est un personnage tout en rondeur, mais qui ne manque pas de piquant. S'il vous paraît avoir une carapace infranchissable, ne vous y fiez pas, sa chair est tendre, même si il faut se donner un peu de mal pour vous assurer ses bonnes dispositions.

 

ANEMONE DE MER : c'est un signe fluctuant, qui suit les vents et les marées sans jamais s'assécher. L'anémone a le pied bien ancré sur terre et aime le milieu aqueux, qu'elle suit comme son ombre. Elle sait malgré tout se défendre, et ne laisse pas n'importe qui s'approcher d'elle.

 

MEDUSE : elle est belle, mais fatale. Regardez- la de loin, admirez sa fluidité, et sa transparence. Ses déplacements sont ceux d'une danseuse étoile, mais à trop vouloir s'approcher des étoiles... on peut s'y brûler tout entier !

 

HUITRE : elle peut être ronde, ou plate. Elle peut renfermer des trésors en son for intérieur. Mais si vous cherchez à la forcer, elle se fermera à jamais sur vos espoirs... alors, patience, laissez la ouvrir son cœur d'elle même, vous ne serez pas déçu...c'est une perle dont la carapace est l'écrin !

 

NAUTILE : attention, c'est une espèce en voie de disparition ! il a beaucoup d'expérience, il est là depuis la nuit des temps et il a survécu à presque tout ! sa carapace en est lourde ! mais il vous apprendra toujours quelque chose. C'est un vieux sage !

 

COUTEAU : non, il ne coupe pas. Son truc, à lui, est plutôt de faire l'autruche, en s'enfonçant dans le sable... mais c'est un brave, qui n'hésitera pas à vous donner un coup de main en toutes circonstances, ne serait-ce que pour vous aider à ramener en surface l'ami qui s'enfonce...

 

PATELLE OU CHAPEAU CHINOIS : encore un qui a le pied bien ancré ! N'essayez pas de le décoller de là où il est, c'est un personnage stable. Il résiste aux fluctuations du ressac, aux vents, au soleil, inutile d'essayer de l'enlever si il n'en éprouve pas le désir. C'est un fidèle, il revient toujours à son point d'ancrage si par hasard, il s'en trouve éloigné.

 

PALOURDE : c'est une bonne matrone, bien solide, bien tranquille. Sa force réside dans ses formes généreuses. Elle est protectrice, rassurante, mais ses mâchoires peuvent être redoutables, si vous tentez de contredire la brave Mama...il y a des fois, il faut se la farcir....

 

CALMAR : il n'a pas les pieds sur terre, mais sur la tête. Et il a mauvais caractère. Son arme secrète ? il n'hésitera pas à entacher votre jolie tenue toute blanche si, d'hasard, vous souhaitiez le contredire. Peut être est-ce parce qu'il a toujours rêvé de porter de jolies chaussures noires, qu'il vous crachera son encre noire sans aucune vergogne si vous lui faites remarquer qu'il sort.... Pied nu !

 

ASTERIE OU ETOILE DE MER : Une grande timide ! toute rouge, elle se met en boule si vous l'approchez de trop près. Et ne reprend sa jolie forme étoilée qu'une fois assurée d'être à nouveau hors de votre portée. Reste qu'elle est bien jolie, la belle astérie. Mais attention, sa bouche centrale, si elle vous paraît pulpeuse, recèle une dentition dont vous feriez bien de vous méfier !

 

SEICHE : De son vivant, elle pourrait vous paraître molle. Mais lorsqu'elle a quitté cette vallée de larmes, c'est pour y laisser une carapace blanchâtre, légère, et crayeuse. C'est dire si la bête est rancunière, ne vous fiez pas à sa mollesse de façade... le mal que vous lui ferez de son vivant vous sera rendu sous forme de poussière après son passage dans l'au-delà...lorsque vous croiserez le cadavre d'une seiche, dites vous qu'elle est morte d'avoir pleuré toutes les larmes de son corps...

 

 

 

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15 juin 2009 1 15 /06 /juin /2009 18:13

Ce texte a été rédigé suite à une émission de France Inter entendue le matin du 30 mars 2006, sur les chômeurs. comme j'avais envie de mêler mon grain de sel la dedans, je me suis précipitée sur mon pc, et voilà le résultat.
Bien entendu, ce texte n'engage que moi !


Cet article est paru dans un ouvrage collectif sorti  le 15 mars 2007, aux "Editions de la Lune".

la rédaction de ce bouquin a été dirigée par Jean Jacques Reboux, que je remercie parce qu'il m'a donné là la première chance de sortir "par écrit"... c'est chouette, non ?



Je me présente : je suis le n° 04290403 G  avec accessoirement, un nom. Qu’on trouve quand même le moyen de noter sur les enveloppes parce que le facteur ne connaît pas bien cette facette de ma personnalité.

 

 

S’il il en savait plus long, le facteur, nul doute qu’il m’apporterait le courrier de ma chère Agence plus rapidement, car, la plupart de temps, je reçois les convocations à caractère obligatoire, urgent, et extrêmement important le lendemain, ou le surlendemain, voire, la semaine suivant de la date de la bataille ...

 

Et bien sûr, il m’est notifié dans la convocation que si j’y vais pas, je vais être radiée ... Mon dieu, quelle horreur ! radiée de quoi, au fait ?  radiée de la liste des demandeurs d’emploi ? donc, considérée de facto comme ayant retrouvé un travail, un taf, un job, un boulot, un esclavage, une occupation, une passion, bref... un truc où on est sensé gagner des sous pour en redonner une très grosse partie à l’Etat... et si je suis sage, on m’en laissera peut-être un peu pour m’acheter un bonbon...

 

Quelle vie palpitante que celle du chercheur ...

 

Toute la journée à courir après le mouton à 5 pattes, l’emploi convoité ... bien payé, près de chez soi, nourri, logé, blanchi, et payé à rien faire . Fonctionnaire, tiens ! c’est un bon taf, fonctionnaire ... toujours en grève, mais toujours payé . et toujours prêt à la faire à la place des gens du privé qui ne peuvent pas, par peur des représailles patronesques et, par solidarité avec eux, bloquer la France entière, y compris l’administration qui nous intéresse ici, et qui fait mon propos.

 

Puis après tout, moi aussi, je fais partie de l’administration ! ben oui, puisque j’appartiens au corps de l’état ... en tant que chercheur ... je fais partie de la section la plus active du corps des inactifs, puis que je cherche, désespérément, un emploi ....

 

Alors on pense à nous ! on nous concocte de derrière les fauteuils en cuir pleine peau des formes diverses et variées de contrats de toutes les teneurs, de toutes les couleurs, pour qu’on y voie que du feu... on nous dit : « signez là, on sait pas si on va vous garder longtemps, ça dépend de vous ... », et encore d’autres petites manœuvres du genre ... on va vous fournir un stage, vous serez payé pour apprendre ... Génial, ça, être payé pour apprendre, je voudrais faire ça toute ma vie... mais pour apprendre quoi ? un métier ? ça se saurait !

 

Ah oui... les stages... en quelques années de recherche, on m’a bien fait comprendre que mon parcours s’avérait nettement insuffisant maintenant parce que les techniques avaient évolué, parce que au lieu de taper sur une bonne vieille mécanique de machine, on utilise un traitement de texte, parce que on ne peut plus dire au téléphone : « ne quittez pas », mais plutôt « veuillez rester en ligne », parce que au lieu de recevoir des notes de service au sein du dit service, on appuie sur un bouton de son pc pour lire son « mémo »... que ce n’est plus vous qui rédigez un courrier, mais que le pc peut faire ça pour vous en interprétant les quatre notes que vous aurez prises en une symphonie concoctée par un système d’assemblage de paragraphes tout écrits à l’avance, et que ça vous donne un super salmigondis de langage administratif auquel personne, (surtout pas vous) ne comprend mais ...

 

Donc, comme on pourra le constater, dans les stages, j’ai été, dans les stages, j’ai donné, et dans les suites de stages, j’ai rien trouvé de plus .  et encore, ça, c’était un stage AFPA....

 

Quand on me propose des choses du genre « apprendre à constituer votre cv » votre « lettre de motivation » ... aaaaahhhhhh.... j’aime bien, ça, la lettre de motivation ...  vous voulez que je vous explique ce que c’est, une lettre de motivation ?????? alors on y va ! :

 

Lettre : ensemble de mots sensé(s) constituer un tout pour être lisible de nos frères humains contemporains.

Motivation : quelque chose qu’on a envie de faire .

 

Lettre de motivation : ensemble de mots sensés expliquer à un potentiel futur patron qu’on a envie de se dépenser sans compter pour qu’il mette plus de fric dans sa poche à la fin du mois. (autrement dit, je suis une entreprise de bienfaisance à moi toute seule.)

 

Les opérations commando style stage de motivation, j’y suis passée aussi . ça se passe comme ça . on est convoqué –que dis-je- sommé de venir à 8 heures pétantes dans un endroit le plus souvent situé dans une zone commerciale, artisanale, industrielle, bref, un endroit où il ne se passe rien avant 10 heures, heure d’ouverture des magasins. Ensuite, vous poireautez sur le trottoir pendant une bonne demi-heure, en attendant que ceux qui sont du bon côté de la barrière (au chaud, ou au frais, selon la saison) daignent vous ouvrir les portes après avoir siroté leur café, et s’être raconté le film de la veille au soir . puis, on vous introduit, les 15 que vous êtes dans une pièce exiguë où il n’y a forcément que 10 chaises, donc, va falloir aller à la pêche aux chaises, et devoir se serrer. Bonjour la promiscuité. Puis on procède à l’appel, et ceci, bien entendu après avoir cherché la feuille de présence qui a disparu comme par enchantement 10 minutes plus tôt, probablement à cause des courants d’air créés par nous autres, les demandants qui n’ont rien demandé, et qui préfèreraient s’occuper de leur môme, ou faignasser sous la couette ou encore, réellement chercher du boulot... aller au charbon, quoi . quand on a retrouvé la feuille de présence, il s’est bien passé 15 minutes en palabre dans l’équipe chargée de nous ... coacher/surveiller/exercer leur regard aguerri de psy de bazar/nous tenir à l’œil (biffer la mention inutile)...Mais si, Michel, je t’assure, je l’avais posée sur ton bureau à cause de monsieur machin qui a téléphoné qu’il ne pourrait pas être présent ce matin !  lequel Michel n’a jamais vu la feuille, mais bon, laissons tomber .

9 heures 25. un membre, qui paraît être le chef dit : bon, on va commencer, n’est-ce pas ? en jetant sur nous le regard du fermier qui va ramasser les œufs de ses poules non encore atteintes par le syndrome de la grippe aviaire ...

 (une petite précision avant de continuer. Les entreprises dans lesquelles on envoie se former les 15 personnes sont des entreprises privées, émargées fort cher par l’état, et intervenant à titre privé sur nos petites personnes. On nous chouchoute, hein ? ) 

et comme ça suffit pas, pour une quinzaine de larves comme nous qui matons le type en question, les collègues, au nombre de trois, les bras croisés, le premier se tenant derrière celui qui cause, et les deux autres dans l’embrasure de la porte, restent là, des fois qu’on aurait envie de se sauver tout de suite . ah j’oubliais . dans la pièce, les fenêtres  peuvent :

-         Etre démunies d’un système d’ouverture,

ET/OU

-         Etre munies de barreaux.

 

Pourquoi ? on sait pas , mais ça sent quand même vachement de la prison, notre truc ...   

 

Le monsieur x se présente, (il porte un nom, lui) et un titre , et nous sort quelques vérités très bonnes à asséner qui, en résumé, veulent insinuer que si nous nous trouvons ici, c’est de notre faute, puisqu’on a pas encore de boulot.

 

Dont acte.

 

Ensuite, il nous explique comment on va pouvoir se sortir du merdier où nous nous sommes mis sciemment, soit en quittant notre bien aimé patron pour causes diverses, soit en ayant été licencié pour des raisons variées.

 

-         entre temps, circule sur les tables la feuille de présence  qui a refait son apparition, et s’avère, une fois que le monde présent a signé, qu’il y a un blanc ENORME dans une case. On ne voit que ça. Affolé, l’agent chef demande qui n’est pas présent, question à laquelle nous ne pouvons bien sûr pas répondre, puisque il y a une heure ½ on ne s’était encore jamais vus ... –

 

nous reprenons là le cours de notre sermon, on nous dit qu’il va falloir s’y mettre, que le travail, ça se trouve pas sous le sabot d’un cheval (il est content de sa citation, en plus ...et nous sourit de l’air béat du type qui a tout compris de l’humour face au chômeur, il a du obtenir une formation pour ça ...) et que, pendant trois semaines, il sera là avec son équipe pour répondre à toutes nos questions. Après, il passe le relais à son sous fifre, car il doit aller suivre un stage.

 

Puis, il passe la parole à la dame de fer, qui se tient depuis le début de la séance derrière lui sans un sourire, passant son temps à observer les réactions des uns et des autres, pour répondre par avance aux éventuelles questions qu’on aura pas pensé à poser. Ça doit être « tempête sous un crâne de fonctionnaire » avec tout ce qu’elle a du emmagasiner dans les minutes qui précèdent, ils ont pas l’habitude, les pauvres ...

 

La dame nous explique comment va s’articuler le  « stage »...

1)      phase de désintoxication du dodo, du café et des clopes, (et autres assimilés), 

 

2)    phase d’auto critique,

3)    phase de désintégration mentale nécessaire à entamer la

4)    phase, reconstruction de l’humanus besognus, et promis, juré, quand on sortira de là, on sera des bêêêêêtes de travail... je devrais dire de somme...

 

Et, pour mettre en application son premier principe, elle regarde sa montre et nous annonce qu’elle nous accorde 10 minutes de pause, et qu’on peut aller prendre un café.

Je vais pas vous la faire pendant le mois et demi, parce que quand j’ai vu comment ça se passait, j’ai pris sur mon temps de pause et suis allée voir le chef de chantier pour lui expliquer que j’étais venue là de mon plein gré , et que je pensais pouvoir, au vu de ce que j’avais entendu avant, pouvoir me débrouiller toute seule. Proche de l’apoplexie, il était ! on doit pas leur résister très souvent, à ceux là... pour lui, c’était comme si j’avais fait une sortie d’hôpital contre avis médical...

Bien entendu, on m’a menacé de radiation, mais j’en ai rien à faire, puisque les Assedic ne m’indemnisent pas ... 

 

Ça, c’est pour les stages de tous poils proposé par l’Agence...

 

Je ne voudrais pas dire qu’ils ne font que des choses négatives, à l’agence... mais je reste perplexe quand même quant aux outils employés.

 

Le site Web, par exemple. Eh bien, en fait, il doit y en avoir deux . un pour les agents, et l’autre pour les chercheurs d’emploi. Et vous pouvez y aller, ça ne donne JAMAIS les mêmes résultats... lorsque vous allez à l’agence, et que vous avez un entretien avec un prospecteur (ils appellent ça comme ça.... ), il ou elle vous trouve au moins trois offres susceptibles de vous convenir, et qu’il faut appeler dans les plus brefs délais : et là, vous vous entendez répondre qu’il faut envoyer un CV et une lettre de motivation MANUSCRITE avec photo. On aurait pu éviter la case appel téléphonique, surtout pour tomber sur une standardiste qui ne fait qu’appliquer une consigne qu’on lui aura donné, et... si ça se trouve, c’est peut être elle qu’on veut remplacer ? Alors que, quand vous êtes chez vous, devant votre pc, jonché de miettes en tous genres, de papiers de friandises vidés de leur contenu, de résidus de cendres et de taches de café ou de thé, l’ordinateur d’en face, il doit le voir, le bordel, c’est pas dieu possible ! et là, soit le serveur est en phase de maintenance, repassez plus tard s’il vous plaît, soit ça marche mais aucune offre ne correspond à votre profil. Alors que ce matin, à l’agence.... bon. Passons, et poussons l’hypothèse d’école que ça marche enfin. La définition du poste est là, devant vous : ça vous convient à peu près, pour une fois qu’on en trouve un, on va pas faire la difficile !

Que faut il faire ? écrire ? téléphoner ? Pas d’adresse, même pas le nom de la boîte. Juste un numéro de téléphone. Ça y est, on le tient . ça peut pas m’échapper, il est pour moi, celui là ! on décroche donc son téléphone, et qu’est-ce qu’on entend à l’autre bout du fil ????????

-vous êtes en communication avec le répondeur de l’agence pour l’emploi de Trifouilly sur Berancourt, nos bureaux sont actuellement fermés, veuillez rappeler pendant les heures d’ouverture, soit, du lundi au jeudi de 8 h 30 à 16 h, ou le vendredi matin de 8 h 30 à 12 heures. Merci de votre appel.

Et paf, une petite musique  qui te dit c’est fini, et tut tut tut tut .....

 

J’ai pas encore précisé que lorsque j’appelle, il est exactement 16 h 12. Ah ben oui. Y a les 35 heures... encore une fois, je suis hors limite, et il faut donc que j’attende lundi pour rappeler et avoir le sésame . OK.

 

Sautons donc le week end où rien d’intéressant ne se passe. Pour nous autres, chômeurs, le week end, c’est tous les jours. Du moins, les autres le croient.

Lundi matin, 8 h 15. j’ai affûté mon plus beau sourire devant mon téléphone (si, si, ça se voit au téléphone, si vous souriez..., j’ai appris ça dans un « stage ») et à cette heure, ça répond ça :

 

-         toutes les lignes de votre correspondant sont occupées. Nous vous invitons à renouveler votre appel ultérieurement. Si vous désirez une information sur le suivi en cours de votre dossier Assedic, tapez 1. si vous .... etc., etc...

 

et pendant ce temps là, la note de téléphone, elle, elle monte . vous avez eu personne, vous n’avez pas votre info, y en a peut être 50 qui, comme vous se sont ratés vendredi dernier sur ce poste, et étaient dans les starting-blocks dès 7 h 45 ce matin, et qui ont saturé le standard dés l’ouverture...

 

Et la, je vous ai gardé le pompon pour la fin !

C’est une règle que je tiens d’une prospectrice de l’Anpe avec qui j’avais de bons contacts, et la dame m’a expliqué que quand ils recevaient une offre d’une entreprise, ils limitaient à 14 le nombre de personnes qu’ils envoyaient au front. C’était une histoire de gestion des postes, pudiquement appelé comme ça pour que le recruteur ne croule pas sous les candidatures considérées comme peu sérieuses.

 

Là où le bât blesse, c’est que pour participer au casting, il faut quand même passer les éliminatoires devant le prospecteur, et il n’y a pas de repêchage ! on est pas non plus à la Nouvelle Star !  donc, même si le 14ème est « limite », on l’envoie lui, et vous, vous pouvez retourner dans vos paperasses et les tableaux de l’agence, et dire adieu au poste convoité ! il n’y a, dans ce système, même pas de possibilité de mettre des candidats supplémentaires sur liste d’attente, donc, si aucun des 14 ne convient à l’entreprise, on reprend le cycle à zéro !

 

Que de perte de temps ! j’aimerais bien tenir entre mes mains le petit scribouillard probablement sorti d’une grande école qui a mis au point ce système !

 

Quoi qu’il en soit, je n’en veux aucunement au personnel des Agences, ils sont, tout comme nous, otages du système. Ils sont payés –et formés- pour un certain type de travail, et j’ai entendu à plusieurs reprises certains d’entre eux dire qu’ils ne pouvaient pas être à la fois assistants sociaux, psy, punching-ball ou soupape de sûreté, et que la mission de service public qu’on leur confiait, il faisait du mieux d’eux même pour la remplir. De l’autre côté de la barrière, il y a les profiteurs du système, ceux qui font qu’on paye les pots cassés pour eux pendant qu’ils s’enfuient avec la caisse, et nous autres, les gagnes petits du chômedu tous azimuts... entre les deux, il y a des gens qui essaient de se démener, et qui, à leur petite échelle, font en sorte qu’on ait quand même un petit espoir quand on pousse la porte de l’agence, en se disant : « c’est peut être la dernière fois que je viens traîner mes guêtres ici... »  

 

 

 

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15 juin 2009 1 15 /06 /juin /2009 17:54

A table !




J’avais besoin d’une table ronde. Pourquoi ? parce que j’habite un appartement de 65 m2, et qu’à ce prix là, on cherche à gagner de la place…

Alors je me rends dans le magasin de meubles en kit le plus proche de chez moi, il faut vous dire, que j’ai toujours adoré visser, assembler tenons et mortaises,…. Etant fille d’ébéniste, c’est un peu normal. Puis j’adore le pin naturel…

Je me rends donc chez Ikflaï, seul magasin pouvant correspondre à mes prétentions financières, et à mon désir de faire moi-même ce qu’aurait fait un décorateur, ou marchand de meubles classique, si j’en avais eu les moyens.

Faire soi-même, ça valorise son homme. Encore plus la femme… je recherche donc l’objet de mes rêves, hésite et rehésite sur son ersatz, puis finis par me décider sur un objet correspondant à peu près à mon désir,  une table ronde, avec deux rallonges pour le cas où j’inviterais…

Je vais vous expliquer quelque chose… une table rectangulaire, c’est bien dans un grand séjour. Ce n’est pas mon cas. Alors on passe son temps à se cogner dans les coins, et quand on invite, on a vite fait d’avoir un pied (de la table) dans les jambes… ça rend le confort limite, pour ne pas dire insupportable… et comme les gens qu’on invite sont polis, ils ne disent rien, mais ils n’en pensent pas moins…

Dans mon cas, la table est en rotin… en plus des désagréments cités plus haut, ça la rend instable. Son plateau est en verre, ce qui implique : vous faites vos carreaux tous les jours, vous ? ben moi, oui, si je veux garder l’harmonie de l’ensemble, exit la nappe, et le bulgom… puis, si on fait tomber quelque chose dessus, on risque de casser le verre… bref, tous les inconvénients, forme, fragilité, stabilité, bref, rien de plaisant , sans compter le chat qui bouffe les joints (en rotin également…)

En plus, vu l’exigüité de mon logement, ça sert aussi de table de travail. Alors quand l’un écrit, l’autre cherche à viser avec son stylo au bon endroit sur son propre texte, surtout s’il écrit une lettre officielle. Bref, je veux une autre table, stable, qui ne bouge pas quand on est deux à s’asseoir autour.

Une fois l’objet commandé, - c’est encore le moins difficile, - il faut payer. Payer avant de voir. Un petit coup de Carte Bleue, un bon de livraison, et là, les difficultés commencent… une fois qu’ils ont vendu leur truc, pour eux c’est fini… pour nous, ça commence… aller au dépôt, en voiture de préférence… ce n’est pas un truc qui pèse trois grammes ; bien entendu, même avec un break, ça rentre pas dans le coffre… dans le meilleur des cas, y a une galerie. Mais pas les sangles pour attacher l’objet.
Eux,  ils ont rien. Jamais rien. Sauf, peut être un camion de location mis à disposition moyennant quelques dizaines d’euros de plus… alors pourquoi se déplacer en voiture si ils livrent à domicile ????? justement, pour les dizaines d’euros supplémentaires en cas de livraison…

Un aller et retour plus tard, je prends livraison de mon achat, sursanglé sur le toit de mon véhicule, prudente, le retour à mon domicile se passe sans encombre… enfin une satisfaction !
Là, faut dégager. Désangler, monter l’objet à l’étage, dans un vieil immeuble aux escaliers biscornus, puis, dans un troisième temps, débarrasser la pièce pour procéder au montage…

Oui. Le montage, c’est tout de suite, parce qu’on a hâte de voir ce que ça va donner chez soi… ça peut pas attendre le lendemain, non, c’est maintenant, on a assez attendu pour l’acheter, c’te table !

Première chose : bien découper le gros carton d’emballage, en faisant gaffe de pas rayer le bois.
2) vérifier le mode de montage (notice) et les éléments présents dans le paquet.
3)les  p’tites vis… et autres éléments de montage… compter…

ça y est, ça commence, il manque le n° 13 bis, et on sait pas encore à quoi il sert.

Bah. C’est peut être un objet pas utile, on peut commencer sans lui… on est tellement pressé de la voir debout, la table !

A genoux, sur le carton d’emballage, on étale tout, puis on s’aperçoit qu’on a pas le tournevis adéquat. Pourtant, sur la notice, ils ne le marquaient pas, qu’il fallait un cruciforme de 4 !
Même qu’ils fournissaient les clés alènes et qu’on avait besoin de rien d’autre, qu’y disaient…

Commence bien cette histoire… 3/4 d’heure après le déballage, (et je ne compte pas le temps pour désctotcher tout le carton), j’en étais toujours au même point. L’aurait pas fallu que j’invite des potes pour le diner, on aurait pique niqué par terre… !  et je n’aurais pas eu le temps de préparer quoi que ce soit…

Alors la notice… on y vient. Y a des suédois qui sont doués en kit, mais on ne peut pas être bon partout. Alors, on fait appel au dessin ! au dessin en 3D, histoire de dire « on a bien étudié la chose, on va vous la montrer toute faite ! ». sauf que le trois D, dans ce cas, c’est plus déstabilisant qu’utile. Vu qu’on vous montre l’objet dans une seule dimension, et que c’est peut être pas la vôtre au moment où vous consultez la notice, ça peut tromper !  c’est là où vous vous retrouvez avec une vis, un écrou, un contre-écrou, un système complexe à introduire dans le meuble qui va faire écrou bloquant (vous empêchant, au passage, toute possibilité de démonter le meuble en cas de déménagement…c’est du vécu ! ) et si vous vous trompez… c’est tant pis, vient le temps de la perceuse…

Puis, vient aussi le temps de la vis manquante… alors là, "ya-pu-ka".
Coup de téléphone  au magasin :

-allo ?
magasin Ikflaï de Tombouctou, veuillez patienter, une opératrice va vous répondre.
1 mn des 4 saisons de Vivaldi.
-Ikflaï de Tombouctou, bonjour !
-Je… je parle à une vraie personne, là ?
-Oui, bien sur ! Quelle est votre demande ?

J’explique qu’il manque un élément dans le kit  qui m’empêche de monter ma table entièrement.

-Vous avez la référence de votre commande ?
-Oui : krûbertisk 129 htl56 k
-Une minute, madame, je vérifie sur mon ordinateur !
Re Vivaldi, avec un rab de 2 minutes… s’ils pouvaient au moins changer de mouvement !!!!
-Madame, vous êtes toujours en ligne ?
-Ben tiens, des fois que j’aurais raccroché…
-Oui, je vous écoute…
-Voilà, il faudrait nous rapporter votre produit dans l’emballage, et nous vous l’échangerons.

Un peu colère… dites moi, Mademoiselle, vous n’auriez pas tendance à vous foutre de moi ??? si je vous dis qu’il manque des éléments, c’est que j’ai déballé la table ! et qu’elle est à moitié montée ! je vais pas recommencer l’opération pour vos beaux yeux, non, mais… ! ???

-Madame, c’est à vous de vérifier la présence de tous les éléments avant de commencer le montage… c’est écrit dans le contrat qu’on vous remet à la caisse !


Silence. J’allais pas me laisser démonter comme ça !

C’est vrai, faut toujours lire un contrat avant de signer. Mais moi, j’avais rien signé… sans doute l’employé qui m’a "dé"-livré le colis a du oublier…

-Désolée, Mademoiselle, on ne m’a remis qu’un bon de livraison à la caisse, en plus de ma preuve d’achat.

-Mais  la personne qui vous a délivré le colis ne vous a pas demandé une signature ?

-Non… rien, j’avais assez de mal à arrimer ça sur mon toit,

Il a oublié, sans doute…

Au ton de l’hotesse, on sentait que le pauvre manutentionnaire risquait gros… dans ce genre de boîte, et en cette époque de menace de CPE,  une erreur ne pardonne pas…

En attendant, ma table avait toujours tous ses pieds en l’air, et moi, j'aurais aimé retourner cette situation, et je ne m’en sortais pas.

Je demandais alors à parler au chef de rayon… pourquoi négocier avec les subalternes,  alors que les chefs qui s’ennuyaient à ne rien faire de la journée étaient là pour ça ?

J’eus rapidement gain de cause compte tenu de ma motivation, et refusant d’admettre qu’un pauvre type qui ne faisait que son boulot paye de sa personne pour une erreur qu’il n’avait pas commise, puisque ça venait de l’Usine ?

Extrait de l’entretien avec le chef…

-Monsieur, si j’ai acheté chez vous, c’est parce que j’ai confiance en vos produits ; ce n’est d’ailleurs pas la première fois !
-Madame, sachez que j’en suis ravi ! mais si vous avez fait appel à moi, je suppose que vous avez un problème !
-oui. Effectivement, mais je vois que  l’on ne vous a pas mis au courant ! 

-  c’est vrai, je vais donc essayer de vous aider, si vous m’expliquez votre problème…

alors, redéballage, du petit bout de kit qui manque, et qui empêche le montage de la table…
-   on ne vous a pas proposé un échange ?
-   oh que si… mais vous est-il arrivé de remballer un objet VOLUMINEUX, déjà à moitié monté avec tout ce que ça comporte comme inconvénient ? 

- Mais je suis conscient de cela, Chère Madame, quoi qu'il en soit, vous auriez dû vérifier la cohérence de votre ensemble de montage ! 


 Quoi qu’y m’raconte, l’Enarque ???? et pourquoi y manque une vis, dans son binz ???

-Cher Monsieur, avant d’ouvrir l’emballage, mon esprit n’eût pu poindre qu’il y manquât un élément !

-         … !


éloquent, le silence… quelques secondes après, vint un « ne quittez pas, s’il vous plaît »… !



Il me plût de ne point quitter.

4 minutes plus tard de Vivaldi, (les 4 saisons, premier mouvement nommé "le Printemps")… une autre voix au téléphone, plus mâle, plus affermie, se fait entendre.


 


-  Bonjour, Madame, mon collaborateur m’a expliqué votre problème.

Ouf. Pas besoin de raconter une énième fois ma mésaventure !

-    voilà ce que nous vous proposons : vous revenez au magasin, et nous vous fournissons GRATUITEMENT un nouveau kit de vissage pour que vous puissiez monter votre produit ! Seulement, comme ces kits sont emballés dans notre usine, vous devrez attendre une semaine afin qu’il nous parvienne ! Nous faisons ça à titre commercial, afin de ne pas vous laisser dans l’embarras, mais c’est ce que je peux vous proposer de mieux !

Arrrrrgggggghhhh, Put....ng ….. il est vraiment gonflé çui là ! me proposer un kit GRATUIT  alors que j’ai déjà payé pour un machin inutilisable justement à cause de son kit PAYANT incomplet, et il considère ça comme une faveur ??????

et en plus, c’est à moi de me déplacer, au magasin, ils peuvent pas me l’envoyer par la poste, leur kit ?

- désolée, Cher Monsieur, mais il me semble que la faute vous incombe, et qu’il serait normal que je n’ai pas à en souffrir … j’ai une contre proposition à vous faire :
-Chère Madame, je suis à votre écoute
-Vous avez bien un stock, n'est-ce pas ? 
-Oui, sans doute....
-Oh, vous en doutez, ... travailleriez vous en flux tendu ?
-... nnnon, pas.... vraiment.....
-Alors, il existe bien dans votre magasin une AUTRE  table de Même REFERENCE que celle que j'ai ACQUISE, NON??????
-Uuuuuuui, peutttttt-être, il faut que je vérifie....

-ALORS VERIFIEZ TOUT DE SUITE, SINON, LES ASSOCIATIONS DE CONSOMMATEURS VONT S'OCCUPER DE VOUS !!!!!!!!!!



A cet instant, la moutarde était à mon nez ce que peut être un TGV dont les freins avaient  lâché juste avant son entrée en gare…

Quelques mesures du même Antonio plus tard (toujours les mêmes), je retrouvai mon nouvel ami en ligne.
- je suis désolé, Chère Madame, mais nous n’avons plus cet article en stock, vous avez pris le dernier…

Commençait à me gonfler sérieux… le gonze… je me voyais déjà en Bernard Blier dans les Tontons Flingueurs… en train de le disperser… 
Sans perdre toutefois tout de suite mon sang-froid, je lâchai mon avant dernière carte.

Ecoutez, vous n'avez plus la table en stock, soit. Je ne l'ai pas achetée en solde, donc vous continuez de vendre cet article, oui, ou non?
Ouuuuuiiiii ???
Alors vu qu'il vous reste cet article en exposition dans votre magasin, je souhaite que vous y préleviez l'objet portant le n°13 bis dans votre nomenclature de kit de montage


et que vous me la fassiez parvenir dans les 24 heures, sinon,  c’est LES CONSOMMATEURS ! 
Bbbbbon, jjje vvais vvoir ce que je peux faire…

Je sentais déjà la victoire sur le p’tit con aux dents qui rayent le lino des magasins…
Encore quelques minutes d’Antonio, mais ma patience allait payer, c’était pas le moment de raccrocher… puis…

-Allo, Madame, voilà, je me suis renseigné… la vis 13 bis, elle ne sert à rien… vous pouvez  continuer à monter cette table sans elle… on va vous confirmer ça par écrit, c’est une erreur de notre usine, nous allons éditer un errata le plus rapidement possible. Nous vous prions de bien vouloir nous excuser pour ce manquement ! et pour vous dédommager, nous vous offrons un chèque de réduction de 10 euros sur votre prochain achat !

Je raccrochais le téléphone pour le redécrocher aussitôt…

- Allo, Pizza express ? vous pouvez me faire une mega pizza pour ce soir ? …




 

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Published by Melusiane - dans nouvelles
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